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Élection à la FTF : Hervé Piza se retire « d’un processus frauduleux »

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Par courrier en date du 30 décembre 2019, Hervé Piza, candidat déclaré à l’élection du Comité exécutif (Comex) de la Fédération togolaise de football (FTF) annonçait le retrait de la candidature de sa liste. Les raisons de ce retrait pour le moins surprenant sont facilement imaginables pour quiconque suit objectivement le déroulement du processus.

Dans un premier temps, le candidat dénonce la partialité de la commission électorale qui outrepasse ses prérogatives pour se substituer à d’autres organes de la FTF. Hervé Piza dénonce la composition du corps électoral qui relève de l’imagination fertile de la commission électorale et son président. Il précise qu’il s’agit là d’une “ouverture tendancieuse et dangereuse susceptible d’ouvrir la voie à des fraudes ainsi qu’à une violation des statuts de la FTF”.

Au-delà de ce constat, l’ancien vice-président de la FTF estime que la transparence et la régularité du processus sont mises à rude epreuve sachant que la commission a déclenché le processus sans établir à l’avance les délégués votant avec qui elle est censée correspondre.

Quant au caractère anti-statutaire des résolutions prises par le congrès du 23 février 2019 de la FTF, Piza trouve qu’elles ne sont pas conformes aux statuts en vigueur de la FTF et donc son application constitue une violation des statuts en ce sens qu’elles tentent de conférer le droit de vote à certains clubs de D1 et D2 qui l’avaient automatiquement perdu par suite de l’inobservation des obligations statutaires tout en excluant d’autres.

Pour finir le désormais ex-candidat au congrès du 25 janvier évoque l’article 25 paragraphe 3 qui exige l’équilibre des différentes catégories du corps électoral. Ce qui n’est pas respecté par la publication de la commission électorale.

En raison de cette série d’anomalies et de dysfonctionnements, la liste ‘NOTRE FOOTBALL’ présidée par Hervé Piza a cru devoir retirer sa candidature pour ne pas cautionner la fraude électorale en cours d’exécution. Pour tout dire, les organes électoraux se sont fourvoyés en prenant des libertés avec les statuts de la FTF.

Source : courrierdafrique.net